Ma grossesse

Peu avant notre union, le 5 septembre 2014, mon mari et moi avons décidé qu’il était temps d’agrandir notre famille en donnant un petit frère ou une petite sœur à Nataï.

J’ai donc arrêté mon contraceptif. Nous pensions qu’il nous faudrait plusieurs mois avant que je tombe enceinte et nous ne voulions pas nous prendre la tête sur un calcul d’ovulation ou autres. Nous avons laissé les choses se faire.

Le mercredi 8 octobre 2014, après plusieurs jours de retard, je fais un test de grossesse. Celui-ci est positif pour notre plus grand bonheur.

Dès cet instant, né en moi, un amour inconditionnel pour ce bébé.

Les nausées et autres maux de grossesse arrivent très vite. Une fatigue intense, une tension haute, d’humeur très irritable, avec de l’agressivité. Il y’a nul doute cette grossesse est bien plus pénible que la première.

Arrive l’échographie qui nous révèle son sexe : c’est une petite fille. Une petite princesse. Ma petite poupette. Nous sommes fou de joie et commençons les préparatifs pour son arrivée.

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Fin février, vient s’ajouter à ma grande fatigue et ma tension haute, le décès de ma Mamy. Deuil très difficile à gérer pour moi. Difficulté a exprimé mon chagrin. Tout reste à l’intérieur de moi.

Je demande donc à ma gynécologue de m’arrêter une semaine ou de baisser mon taux de travail. Mais là, j’ai le droit à un refus catégorique de sa part, car « mes petits maux de grossesse » ne sont pas une raison suffisante pour être arrêté aux yeux des assurances. Elle me dit simplement de bien me reposer quand je suis à la maison.

J’essaie de lui expliquer la situation mais elle ne m’écoute pas. Elle me prend pour une petite nature qui se plaint d’un rien…

Ce jour-là, je suis hors de moi. Pas réellement parce qu’elle ne m’a pas arrêté mais surtout parce qu’elle n’a pas prit le temps d’être à mon écoute et surtout parce qu’elle s’est cachée derrière des assurances…

J’essaie donc de me reposer à la maison ce qui va s’en dire n’est pas évident quand on doit s’occuper d’un enfant d’un an.

Au fil des mois ma tension reste haute mais ma gynécologue ne s’en préoccupe pas. Et moi et bien je sens que ça ne vas pas mais n’étant pas prise au sérieux, je ne dis rien et attend qu’elle décide enfin de prendre en considération mes ressentis.

Puis arrive le mardi 28 avril, 33 semaines de grossesse, rendez-vous chez ma gynécologue pour une perfusion de fer. Elle décide de me garder toute la matinée dans son cabinet car elle commence « enfin » à s’inquiéter de ma tension haute. Me voilà arrêter à 100% avec l’obligation d’un repos complet. Ma gynécologue me prend un rendez-vous chez un cardiologue afin de tester sur 24 heures ma tension, pour voir si il est nécessaire ou non de me traiter. Elle hésite un instant à m’hospitaliser d’urgence puis une fois de plus minimise la situation. J’apprends également qu’elle m’accouchera certainement avant le terme de ma grossesse pour ne prendre « aucun risque ».

Avant de rentrer chez moi, je passe une dernière fois au travail, pour en informer mon employeur. Et laisser le plus nickel possible ma place de travail et mes dossiers en cours.

L’aurevoir de mes collègues est d’une froideur. C’est un moment que j’ai extrêment mal vécu sur le coup et surtout pas compris.

Je rentre donc chez moi contrariée, très contrariée.

La soirée est placé sous une tension à son comble. Je suis émotionnellement très mal. Plus la soirée s’avance, plus des douleurs se font sentir.

Une fois de plus je souffre en silence sans dire grand chose. Sur le moment je ne m’inquiète pas. Pour moi ce sont des simples contractions mais pas utérine. Je pars donc me coucher en espérant que la douleur disparaisse.

Finalement, je me réveille dans la nuit, avec des douleurs de plus en plus forte et plus en plus rapproché. Mon mari commence réellement à s’inquiéter et veut absolument que nous nous rendions aux urgences de la maternité. Je reste sceptique sur le moment car pour moi ces douleurs ne sont pas le début d’un travail.

Puis je me rends au toilette et constate une perte de sang. J’en informe mon mari de plus en plus inquiet et nous décidons enfin de nous rendre à l’hôpital. En chemin, nous déposons notre fils chez mes parents.

A ce moment-là, je suis sereine. Je suis à mille lieu d’imaginer la suite. Pour moi ma fille va simplement naître prématuré. Une petite prématurée. Je me dis qu’avec les nouvelles technologies tout irait pour le mieux.

Peu avant d’arriver aux urgences de la maternité, je constate une grande perte de liquide, je pense simplement avoir perdu les eaux. (Sensations que je ne connais pas car pour ma première grossesse, l’accouchement avait été déclenché et ma poche des eaux percée.)

Arrivée aux urgences l’on me prend de suite en salle d’accouchement…

La suite dans un nouvel article : celui de mon accouchement.

Claire L.

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