1 an – 29 avril 2016

Claire Laverrière Famille

@lesptitsclics2marie

La date fatidique approche, cette date tant redoutée qui nous rappel une fois de plus cette tragédie. 1 an. Bientôt 1 an qu’elle nous a quitté. 1 an que nous avons dû apprendre à vivre sans elle.

1 an que j’ai du apprendre à vivre sans une partie de moi. Apprivoiser mon chagrin pour continuer à avancer. Apprendre à reconnecter mon corps à mon esprit ainsi qu’à mes sentiments.

Parce qu’à jamais cette épreuve m’a changée profondément. Je ne serais plus jamais celle que j’étais. Parce qu’en plus de devoir apprendre à vivre sans elle, je dois apprendre à devenir celle que je suis. Avec ce traumatisme mes blessures du passé, que j’avais pourtant avec grand soins enfouis au plus profond de moi, ont resurgis. Et que maintenant je n’ai plus le choix, je dois y faire face.

J’ai compris aujourd’hui qu’au lieu de construire des ponts je construis des murs autour de moi pour que personne ne m’approche de trop près. Je donne sans compter mais je n’arrive pas à accepter qu’on me donne en retour ce qui est ironique puisque je donne autant pour recevoir à mon tour. Je ne sais pas demander de l’aide et du soutien.

Ce manque de soutien que je ressens depuis bientôt 1 an, parce que je ne sais pas le recevoir ni le demander ou presque…

J’ai pourtant il y a peu demandé à mes amis, ma famille et collègues proche d’être là pour moi, une fois, juste une fois. Le 29 avril 2016 pour mon adieu à Maïlyss. Cette étape si difficile pour moi. Mais cet adieu je dois le faire. Pour moi et pour elle. Pour son anniverciel je prépare donc une cérémonie.

Et putain ce que c’est sur de préparer ça! Putain ce que ça me fait mal! C’est inhumain cette douleur.

Sans oublier la déception, de la prise à la légère de certaines personnes conviées qui me rajoute encore du chagrin. Et qui ont pris cette invitation comme un simple apéro alors que c’est un appel à un soutien nécessaire à mon adieu à Maïlyss. Parce que j’avais envie et besoin de partager ça avec les gens que j’aime. Me dévoiler. Et finalement je dois juste prendre conscience que les gens qui m’entourent pour certains ne comprennent et n’essaient pas de comprendre le désarroi dans lequel je me trouve. Car j’ai conscience que je ne sais pas demander de l’aide mais quelle tristesse que la seule fois ou j’en demande, ce soutien ne soit pas compris.

Je dois donc faire abstraction de faux amis, faire du tri car c’est dans les moments les plus difficiles que l’on voit réellement qui sont nos amis. Les vrais.

Je prend donc cette décéption de manière positive. Celle-ci m’aura permis de me rendre compte que les vrais sont toujours là et que j’ai une chance incroyable de les avoir comme amis ou famille. Cela m’aura permis de voir que le soutien que j’avais temps besoins je l’ai reçu d’une manière peut-être différente que celle que j’attendais mais c’était pourtant sous mes yeux. Certains liront mon article et se reconnaîtront mais je souhaite tout de même les cités et leur rappeler à quel point je les aime :

Mon mari tout d’abord, celui qui a été le plus présent pour moi et qui a supporté mes cris, mes pleurs, mon agressivité, mon indifférence et bien d’autres états. Aurore ma soeur, Nicolas mon (beau-)frère qui sont venus tous les jours me voir à l’hôpital et qui ont été un soutien primordial à mon mari également, Ma maman et mon papa qui sont toujours là pour moi et ma famille. Ma belle-soeur et ma belle-maman qui ont été très attentive à moi et le sont encore. Médina la marraine de Maïlyss qui ne s’est jamais contenté du masque que j’affichais, Tamara ma petite loutre celle qui me fait sourire, Firouze une amie qui a su lire en moi bien des fois, Stéphanie une collègue qui a toujours été là pendant ma grossesse et l’après, Farah une collègue également qui est mon rayon de soleil au travail, Monica celle qui a essuyé mes larmes la fois ou je me suis effondrée au travail et qui m’apprend par sa sagesse à être celle que je suis. Parce qu’eux tous ont essayé d’être là pour moi, même si je ne leur ai pas toujours facilité la tâche.

J’ai également fait de belles rencontres sur instagram, ou des mamans et mamanges m’ont apportés un soutien absolument énorme et qui sont encore là à me soutenir dès que c’est difficile pour moi, et bizarrement leur soutien m’a apporté beaucoup car comparé à certains de mon entourage il était sincère. Pas juste parce qu’on se doit de le faire mais parce qu’elles ont choisi de m’apporter du soutien et je leur en remercie infiniment.

J’espère que j’arriverai a terminer la préparation de la cérémonie de Maïlyss, je repousse beaucoup parce que mon adieu se concrétise et c’est dur très dur. Quand on m’en parle comme à mon habitude je fais ma dure, celle qui gère sans problème. Mais je ne gère rien du tout. J’ai tellement peur d’être déçu de mon au revoir à ma poupette car il se doit être exceptionnelle comme l’amour que je lui porte. Et surtout concrétiser réellement cette adieu c’est juste insurmontable pour moi, aujourd’hui, repousser me parait la seule issue…

1 an qu’elle nous a quitté et laissé un vide immense.

JE T’AIME

Ce masque

Lors de certaine épreuve de la vie nous devons faire des choix. Quand j’étais à l’hôpital j’ai eu un choix à faire. Vivre ou mourir. Vous l’aurez compris j’ai choisi de vivre. Mais à quel prix…

Ce jour là, j’ai fait le choix de mettre mes sentiments, mon chagrin, ma douleur de côté et je me suis battue pour vivre. J’ai du me construire un masque. Pour faire bonne figure. Pour montrer au monde que je savais être forte. Que ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Que j’étais un roc indestructible. Mais il n’en est rien…

Peu de temps après mon rétablissement, une personne m’a demandé si j’avais eu peur de mourir. Et sincèrement non. Non je n’ai pas peur de la mort. J’ai peur de la vie. Cette vie qui est parfois si injuste. Cette vie qui m’a arrachée mon bonheur. Cette vie en qui je ne crois plus. Parce que parfois je me dis que je n’ai pas fait le bon choix. Que j’aurai dû partir avec elle. Que tout aurait été plus simple pour moi. Mais ce jour-là j’ai dû puiser ma force dans mon fils. Celui qui, aujourd’hui, est ma raison de vivre.

Parce que depuis ce jour, je suis incomplète. Une partie de moi est morte et enterrée avec elle. Je survole mon corps, voit se qui se passe mais n’ai plus les cartes en mains. Telle une spéctratrice de ma propre vie.

Chaque jour, je m’efforce d’avancer avec ce masque. Celui que je me suis forgée dès le début. Celui qui aujourd’hui est bien trop lourd à porter. Comme si chaque jour s’y rajoutait une tonne.

Ce masque m’empêche d’être celle que je suis devenue. Il m’empêche de vivre mon chagrin, ma douleur. Il m’étouffe. Chaque jour un peu plus…

Parce que même quand on essaie d’occulter notre chagrin celui-ci nous rattrape toujours un jour. Parce que ce jour est en train d’arriver et que je me sens démunie. Que j’ai l’impression de ne pas avoir la force de faire face à ce moment que je redoute tant.

Face à ce chagrin je suis bloquée. Incapable de lui laisser la place dont il a besoin. Je l’ai enfouie au plus profond de moi parce que ça parraissait tellement plus simple que d’y faire face.

Aujourd’hui j’ai peur. Peur de ce que la vie me reserve. Peur de mon chagrin. Peur de vivre…

Claire L.

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 Rentrer les bras vides

Le moment tant redouté. Rentrer. Seuls. Les bras vides.

Laisser sa petite chambre vide. Déjà remplies de souvenirs projetés. D’amour, d’attente, de souhaits et d’envies.

Parce que dans cette petite chambre nous y avions mis tout notre amour, pour qu’elle y soit bien.

Parce qu’on l’imagineait déjà dans son petit lit. Ses premières nuits chez nous. Ses premières berceuses. Ses premiers doudous. Ses premiers joujoux. Et puis rien…

Devoir enterré toutes nos projections, nos projets, nos rêves.

Mon retour à la maison fut pour moi un soulagement. Je n’en pouvais plus d’être à l’hôpital loins de mon fils et mon mari. J’avais besoin de reprendre mes marques chez moi.

Mais en même temps rentrer chez soi s’est aussi revenir à la dur réalité. Devoir se faire à l’idée qu’il n’y aura pas de première fois. Que l’on va devoir continuer notre vie sans elle.

Dès mon retour à la maison je me suis très vite sentie seule et abandonnée. Tout le monde a reprit sa vie chacun de son côté comme si de rien était. L’impression que personnes n’avaient envie de regarder derrière mon masque. Que ce que je voulais montrer à tout le monde leur suffisait. Que pour eux le plus dur était passé et que la vie continuait.

Nous laissons passer quelques semaines avant d’entrer dans cette chambre. Puis vient le temps de tout démonté, rangés les petits vêtements, les peluches et autres objets.

C’est difficile. Très difficile. Mes larmes coulent mais je me cache. Je ne veux pas que mon mari me voit. Je ne veux pas que ce soit encore plus difficile pour lui.
Mon cœur de maman’ge souffre. Je me remémore le moment où nous avions tout préparé avec mon mari. Le plaisir que nous avions pris et l’impatience de sa venue.

Mais son berceau resté vide…sans elle. Une absence qui me pèse encore et encore.

Le sentiment d’une injustice grandit chaque jour un peu plus.

Parce que personne ne devrait rentrer les bras vides. Personne ne devrait avoir a démonté une chambre d’enfant sans l’avoir utilisé.

Parce qu’à tout jamais cette pièce restera la chambre de Maïlyss.

Claire L.

Mon séjour à l’hôpital

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Photo retrouvée dans mon téléphone. Je ne me rappelle pourtant pas du tout l’avoir prise.

Les premiers jours je les ai passé aux soins intensifs, je ne me rappelle que peu de choses.

Des tubes, des fils partout. L’impossibilité de pouvoir parler, bouger. L’impression d’être dans un horrible cauchemar. Toujours aucunes larmes, aucunes réactions. Un robot.

L’une des premières choses que j’ai demandé à mon mari en me réveillant c’est si il avait récupérer les courses que nous devions nous faire livrer.

Ces choses si futiles lors de ce genre d’instant avait toute leur importance. C’était comme pour m’accrocher à la vie réelle. Pour essayer de sortir de ce cauchemar.

Heureusement, assez rapidement l’on me ôte la majorité de mes tubes et files. Difficile les premiers jours de m’exprimer ce qui n’a pas aidé à parler de mes ressentis.

Même quand j’étais seule, je ne me laisse pas aller. C’était comme si je n’étais plus dans mon corps. Que j’étais au dessus de moi et que j’étais spectatrice de ce qui se passais.

Une fois stabilisé je suis sortie des soins intensifs pour les soins continues de la maternité.

Une fois transféré l’on m’a proposé de voir ma fille, ce que j’ai accepté à condition que mon mari soit la.

C’est là que les choses se complique. Le timing entre mon mari, les médecins, mes soins et la morgue font que ça ne joue jamais pour que je la vois. A ce moment là je baisse vite les bras.

Personne ne s’en inquiète vraiment et moi je ne réagis pas. Je laisse tomber… Trop difficile pour moi à ce moment d’insister pour la voir.

Mon mari s’occupe lui seul entièrement des obsèques de Maïlyss, je lui en laisse la responsabilité car je n’en ai pas la force et que je sens qu’il en a besoin.

Il m’informe au fur et à mesure de ce qu’il va se passer. Elle est maintenant à La Chapelle. Je ne l’ai toujours pas vu et ne le pourrait plus.

Une pedo-psychiatre insiste pour que je la vois, mais c’est maintenant trop tard. Je lui dis que je ne veux pas. Mais au fond bien sûr que j’aurais voulu. Se manque de timing me pèse.

Ça me pèse chaque jours en peu plus. Ne l’avoir jamais vu, ne pas lui avoir dit au revoir. Ne l’avoir jamais pris dans les bras, n’avoir jamais tenue sa main. Ne pas réellement savoir à quoi elle ressemble.

Encore une fois avoir la sensation d’avoir été une mauvaise mère pour elle. Ne pas avoir fait ce qu’il faut une fois de plus.

Les jours passent et toujours rien. Pas de réactions de ma part. Pas de sanglot. Rien.

Je ne réalise pas vraiment je crois. J’ai peur que si je me laisse aller je n’arrive plus à m’arrêter. Comme si réagir c’était accepter la situation. Comme si faire comme si de rien était aller changer cette fatalité.

Je me remets gentillement. De plus en plus de facilité à rester assise au bord du lit, puis à me tenir debout et finalement à remarcher.

Je peux dès lors avoir une chambre pour la fin de mon séjour.

Voici venue le jour de son enterrement, malheureusement ma santé ne me permets pas d’y aller et à ce moment-là je n’ai pas la force ni physique ni psychique pour lui dire au revoir.

Cet au revoir qui aujourd’hui me manque. L’impression que sans cet au revoir, son absence est encore plus difficile.

Parce qu’avoir retenue tous mes sentiments aujourd’hui m’handicape et rendent les choses tellement plus compliqué.

La vie en plus de m’avoir pris ma fille, m’a empêché de vivre mon chagrin. L’instinct de survie ayant été plus fort chez moi.

Mon hospitalisation prend fin. Le retour à la maison approche…

Soulagée et en même temps très inquiète.

Claire. L

Mon accouchement

Arrivée aux urgences de la maternité, l’on m’installe directement dans une salle d’accouchement.

L’on me place le monitoring. Première fréquence cardiaque trouvée… Puis finalement la doctoresse continue à tripoter le monitoring. Un long silence s’installe.

Elle se tourne vers moi et m’informe qu’elle ne trouve pas de fréquence cardiaque. Je me retourne vers mon mari… Il ne comprend pas. Moi non plus. Dans ma tête je me dis : « Ben cherche connasse! »

Puis là c’est la descende au enfer. Tout s’écroule autour de moi. Le temps d’un instant, je me dis dans ma tête : faites quelque chose, réanimait là! VITE!

Les médecins nous expliquent que je ne suis pas en travail et qu’ils vont provoquer l’accouchement. L’anesthésiste vient me poser la péridurale. Une péridurale +++. Contrairement à celle de mon premier accouchement je ne sens plus aucune douleur.

Je suis tétanisée, je n’ai aucune réaction. Pas de larme. Rien. Mais au fond de moi je suis détruite.

Dans ma tête, à ce moment-là, beaucoup de choses se passent. Je suis dans le déni total. Je me rappelle avoir souhaité qu’elle n’ait jamais existé pour ne pas avoir à vivre ça. Je ne voulais plus qu’une chose. C’est qu’on l’enlève au plus vite de mon utérus. Cet effet d’être un cercueil n’était simplement pas gérable pour moi.

Je voulais oublié ça au plus vite. Comme si elle n’avait pas existé. Au fond de moi, je me disais que j’aurais vite un autre enfant pour oublier tout ça. Que ce n’était pas grave. Que je ferais comme si de rien était.

Au jour d’aujourd’hui, je culpabilise beaucoup de la façon dont j’ai réagi. J’ai honte d’avoir été une aussi mauvaise maman pour elle.

Tout s’est passé très vite… Très peu de temps après m’avoir dit que j’allais être déclenchée, il n’en était plus question.

Les médecins avaient eu mes résultats. Le verdict est tombé. J’ai une prééclempsie.

À cause de cette prééclempsie, j’ai eu un décollement placentaire. Ce qui a provoqué chez moi une hémorragie interne. C’est ce décollement placentaire qui a tué notre fille. Elle n’a plus été irriguée ni oxygénée.

Suite à ces résultats, et au vu de la quantité de sang que je perds. Ils m’amènent au bloc pour une césarienne en toute urgence.

Sur le moment l’idée d’une césarienne me soulage. Je ne m’imaginais tellement pas mettre au monde par voie naturelle un bébé mort. Mon bébé mort.

Je ne me rappelle que d’un seul moment au bloc, celui de mon arrivée. Beaucoup de monde s’agitant autour de moi, une lumière blanche intense. Nue allongée sur la table du bloc opératoire, je me rappelle mettre dit dans ma tête. Voilà une raison de n’être plus pudique, au vu du nombre de personne me voyant nue à cet instant. Comme si ces tous petits tracas du quotient n’avais plus aucune importance après tout ça. Et pourtant dieu sait que je suis pudique.

Je ne me rappelle plus rien de ma césarienne puisque j’étais sous narcose complète.

À mon réveil, je n’ai que peu de souvenir. Je ne sais pas trop où je suis. Mes parents sont là. L’ambiance est bizarre et mon attitude sereine. Toujours aucune réaction. Je demande à ma maman de bien vouloir prévenir mon chef de la situation et si elle peut lui demander si il peut prolonger les délais de postulation pour un post auquel je comptais postuler avant mon hospitalisation.

Les médecins viennent me voir. Et m’informe de ce qu’il s’est passé. J’ai perdu vraiment beaucoup de sang et ait reçu une transfusion. Ils m’expliquent qu’ils ont fait ce qu’ils pouvaient pour arrêter les saignements. Durant leur explications ils constatent qu’encore beaucoup de sang s’écoulent de mes dreins.

Puis ils prennent la décision qu’au vu des résultats et des saignements il va falloir me réopérer de suite. Qu’on ne peut pas prendre le risque d’attendre plus longtemps.

Le chirurgien m’explique qu’il y a de fort risque pour que l’on m’enlève mon utérus pour me sauver et qu’ils ne prendront aucun risque.

A ce moment là je leur demande de tout faire pour sauver mon utérus. Pour moi il est hors de question de vivre sans. Je ne peux pas l’imaginer. J’insiste longuement.

Je repars donc au bloc opératoire. Ma vie ne tient plus qu’à un fil mais j’avoue ne pas m’en rendre compte. J’ai l’impression d’être déjà morte avec ma fille.

Rien ne se passe comme ils voudraient, ils doivent m’intuber mais les médecins n’y arrivent pas. Du liquide vient se loger dans mes poumons et ma trachée est rétrécit à cause des œdèmes provoqués par ma prééclempsie.

Ils arrivent finalement tant bien que mal à m’intuber avec un tube pour enfant.

À mon réveil, je panique, je ne peux plus parler, je ne sais pas du tout où je suis. Je suis seule.

Me voilà aux soins intensifs. Quelques heures après mon réveil, les médecins reviennent me voir. Ils m’informent de ce qui s’est passé. Mes poumons ont en pris un coup et mes reins ont une légère insuffisance rénale qu’il faudra surveiller.

Je demande de quoi écrire en mimant le geste. Ma première question concerne mon utérus. Ont-ils réussis à le sauver comme je leur avais demandé.

La réponse est oui. J’ai toujours mon utérus. Je suis toujours une femme…

Le reste du récit de mon hospitalisation dans mon futur article : Mon séjour à l’hôpital

Claire L.

Ma grossesse

Peu avant notre union, le 5 septembre 2014, mon mari et moi avons décidé qu’il était temps d’agrandir notre famille en donnant un petit frère ou une petite sœur à Nataï.

J’ai donc arrêté mon contraceptif. Nous pensions qu’il nous faudrait plusieurs mois avant que je tombe enceinte et nous ne voulions pas nous prendre la tête sur un calcul d’ovulation ou autres. Nous avons laissé les choses se faire.

Le mercredi 8 octobre 2014, après plusieurs jours de retard, je fais un test de grossesse. Celui-ci est positif pour notre plus grand bonheur.

Dès cet instant, né en moi, un amour inconditionnel pour ce bébé.

Les nausées et autres maux de grossesse arrivent très vite. Une fatigue intense, une tension haute, d’humeur très irritable, avec de l’agressivité. Il y’a nul doute cette grossesse est bien plus pénible que la première.

Arrive l’échographie qui nous révèle son sexe : c’est une petite fille. Une petite princesse. Ma petite poupette. Nous sommes fou de joie et commençons les préparatifs pour son arrivée.

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Fin février, vient s’ajouter à ma grande fatigue et ma tension haute, le décès de ma Mamy. Deuil très difficile à gérer pour moi. Difficulté a exprimé mon chagrin. Tout reste à l’intérieur de moi.

Je demande donc à ma gynécologue de m’arrêter une semaine ou de baisser mon taux de travail. Mais là, j’ai le droit à un refus catégorique de sa part, car « mes petits maux de grossesse » ne sont pas une raison suffisante pour être arrêté aux yeux des assurances. Elle me dit simplement de bien me reposer quand je suis à la maison.

J’essaie de lui expliquer la situation mais elle ne m’écoute pas. Elle me prend pour une petite nature qui se plaint d’un rien…

Ce jour-là, je suis hors de moi. Pas réellement parce qu’elle ne m’a pas arrêté mais surtout parce qu’elle n’a pas prit le temps d’être à mon écoute et surtout parce qu’elle s’est cachée derrière des assurances…

J’essaie donc de me reposer à la maison ce qui va s’en dire n’est pas évident quand on doit s’occuper d’un enfant d’un an.

Au fil des mois ma tension reste haute mais ma gynécologue ne s’en préoccupe pas. Et moi et bien je sens que ça ne vas pas mais n’étant pas prise au sérieux, je ne dis rien et attend qu’elle décide enfin de prendre en considération mes ressentis.

Puis arrive le mardi 28 avril, 33 semaines de grossesse, rendez-vous chez ma gynécologue pour une perfusion de fer. Elle décide de me garder toute la matinée dans son cabinet car elle commence « enfin » à s’inquiéter de ma tension haute. Me voilà arrêter à 100% avec l’obligation d’un repos complet. Ma gynécologue me prend un rendez-vous chez un cardiologue afin de tester sur 24 heures ma tension, pour voir si il est nécessaire ou non de me traiter. Elle hésite un instant à m’hospitaliser d’urgence puis une fois de plus minimise la situation. J’apprends également qu’elle m’accouchera certainement avant le terme de ma grossesse pour ne prendre « aucun risque ».

Avant de rentrer chez moi, je passe une dernière fois au travail, pour en informer mon employeur. Et laisser le plus nickel possible ma place de travail et mes dossiers en cours.

L’aurevoir de mes collègues est d’une froideur. C’est un moment que j’ai extrêment mal vécu sur le coup et surtout pas compris.

Je rentre donc chez moi contrariée, très contrariée.

La soirée est placé sous une tension à son comble. Je suis émotionnellement très mal. Plus la soirée s’avance, plus des douleurs se font sentir.

Une fois de plus je souffre en silence sans dire grand chose. Sur le moment je ne m’inquiète pas. Pour moi ce sont des simples contractions mais pas utérine. Je pars donc me coucher en espérant que la douleur disparaisse.

Finalement, je me réveille dans la nuit, avec des douleurs de plus en plus forte et plus en plus rapproché. Mon mari commence réellement à s’inquiéter et veut absolument que nous nous rendions aux urgences de la maternité. Je reste sceptique sur le moment car pour moi ces douleurs ne sont pas le début d’un travail.

Puis je me rends au toilette et constate une perte de sang. J’en informe mon mari de plus en plus inquiet et nous décidons enfin de nous rendre à l’hôpital. En chemin, nous déposons notre fils chez mes parents.

A ce moment-là, je suis sereine. Je suis à mille lieu d’imaginer la suite. Pour moi ma fille va simplement naître prématuré. Une petite prématurée. Je me dis qu’avec les nouvelles technologies tout irait pour le mieux.

Peu avant d’arriver aux urgences de la maternité, je constate une grande perte de liquide, je pense simplement avoir perdu les eaux. (Sensations que je ne connais pas car pour ma première grossesse, l’accouchement avait été déclenché et ma poche des eaux percée.)

Arrivée aux urgences l’on me prend de suite en salle d’accouchement…

La suite dans un nouvel article : celui de mon accouchement.

Claire L.

Portrait

Je m’appelle Claire, j’ai 27 ans. Maman de Nataï, né le 12 août 2013. Et maman’ge de Maïlyss depuis le 29 avril 2015.

Je me suis mariée, le 5 septembre 2014, avec l’homme de ma vie, Marc, 28 ans.

Nous habitons en Suisse, dans la campagne Vaudoise, dans un endroit paisible.

Je travaille actuellement dans les Ressources Humaines d’une université et mon mari lui est tatoueur indépendant.

A mes heures perdues, j’adore photographier, juste le temps d’un instant, mon fils, mon mari, ma famille… J’espère un jour pouvoir me perfectionner là-dedans. C’est un hobby qui me permet de m’évader et de garder l’instant présent pour toujours près de moi.

Très fleur bleu, j’aspirais à une petite vie de famille heureuse. Après avoir trouvé mon prince charmant, lui avoir donné un premier enfant et m’être unis à lui pour la vie, je ne voulais plus qu’une chose : agrandir notre famille.

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